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Projets de fin d’études BCCN 2019-2020

Projets de fin d’études BCCN 2019-2020

Retour dans le passé pour découvrir ou redécouvrir les projets de fin d’études des étudiants du Bachelor Communication et Création numérique 2019-2020. Une année atypique étant donné que la dernière phase de production s’est déroulée pendant le confinement. Malgré tout, les étudiants ont su rebondir pour adapter leurs projets à cette situation exceptionnelle.

 

 

Les enfants de l’effondrement : les questions de la jeune génération face aux défis de l’avenir

Quel avenir pour la jeune génération dans un contexte où les crises s’installent (crise sanitaire, crise économique, crise environnementale) laissant place à la plus grande incertitude ? Quelle vision du monde doit se construire la jeunesse pour pouvoir se projeter et assumer son rôle dans l’avenir proche ? Que faire quand les schémas de vie des générations précédentes ne répondent plus aux impératifs du monde actuel ?

Pour apporter des réponses à ces questions sans précédents, les étudiants organisés autour du collectif Exohra proposent de réfléchir en parallèle entre l’appréhension du discours de l’effondrement et la courbe du deuil.

Pour donner forme à ces réflexions les étudiants ont investi une multiplicité de supports à travers lesquels ces questions sont posées et envisagées à partir de plusieurs points de vue. L’élément phare du projet est une installation interactive où le spectateur est invité à participer en suivant un parcours initiatique, traversant des espaces, manipulant des objets et se confrontant à des données statistiques d’un monde en chute libre.

Il s’agit d’un travail de scénographie immersive divisé en cinq parties thématiques où chacune reprend les étapes de la courbe du deuil. Dans cet itinéraire, à partir de témoignages et données statistiques qui renforcent la véracité du discours, on constate un phénomène de résilience vers la dernière partie. Entre l’installation numérique et le travail de réalisation du documentaire le spectateur est confronté à un message qui, par un tropisme naturel chez l’homme, s’éloigne du non sens aveugle de la catastrophe pour parvenir à une force solidaire légitime dans sa volonté d’exister.

 

Motus et bouche cousue : une mini-série d’animation pour aborder la violence vers les enfants

Pour leur projet de fin d’études sept étudiants ont constitué le collectif Mozgas Studio qui propose la création d’une mini-série d’animation 2D.

Les trois épisodes qui composent le travail d’animation font référence à trois types de violence envers les enfants : violence physique, négligence et violence sexuelle. Une problématique aussi délicate à traiter et à montrer nécessite une réalisation subtile, notamment lorsque le projet a comme but la sensibilisation du grand public, y compris les plus jeunes, à ce type de réalités.

Dès lors, ce qui est donné à voir reste dans l’ordre de la suggestion, avec suffisamment de précisions pour que le sujet soit exprimé sans équivoque, mais encore avec les précautions nécessaires pour que les plus jeunes comprennent la nature des faits, sans la violence des détails. Atteindre cet équilibre a été un des enjeux majeurs dans la réalisation de ce projet, surtout parce qu’il se veut un support de diffusion auprès de jeunes et de moins jeunes, pour sensibiliser le spectateur face à une réalité qui n’est pas souvent abordée mais qui reste tout aussi réelle.

Les étudiants se sont donné comme objectif concret de pouvoir montrer leur travail auprès d’un public d’écoliers mais accompagnés par un représentant d’une association d’aide à l’enfant afin d’aborder le sujet face au public concerné tout en étant accompagnés par des spécialistes. Il reste à préciser que ce type de projet nécessite un budget conséquent en matière de production et que les étudiants s’organisent avec succès auprès des organismes de financement participatif.

 

Turpitude : une exposition participative autour de l’inavouable

Dans un registre résolument évènementiel, les étudiantes qui constituent le collectif Synapse ont réfléchi à un évènement qui prendra la forme d’une exposition participative. Sous le nom de Turpitude, l’exposition réunit quelques membres du collectif lui-même mais également des jeunes artistes qui ont répondu à l’appel à participation.

Comme son nom le suggère, Turpitude rassemble des créations qui abordent des thèmes liés au vice, à l’inavouable, à ce qui gêne mais qui d’une façon ou d’une autre intéresse, et concerne, tout le monde. Pour preuve, le collectif a réalisé un micro trottoir où les passants étaient sollicités pour donner leur définition du vice : “c’est vicieux ce que tu fais là, de demander aux gens quel est leur vice” déclare, catégorique, une des personnes interrogées. Entre dénonciation et discours libérateur, les artistes sont invités à dévoiler des idées étouffées par le politiquement correct ; des concepts dérangeant l’ordre social qui émergent au grand jour faisant l’objet d’une contemplation esthétique mais également d’un questionnement moral, voire politique.

C’est avant tout un évènement participatif car autant les artistes que les organisateurs se rendent disponibles pour échanger avec le public autour du vice, créant ainsi une forme de sociabilité suscitée par ce qu’habituellement on ne dit à personne. Ce projet de fin d’études arrive au terme d’un parcours académique de trois ans et cherche à mettre en pratique des compétences acquises en matière de gestion de projet et de réalisations audiovisuelles.