Une conférence d’exception : Marguerite Barankitse

Marguerite Barankitse, « la maman du Burundi » connue pour avoir recueilli des orphelins hutus et tutsis sans différenciation ethnique lorsque la guerre faisait rage dans son pays, est venue partager sa vision du monde avec les étudiants de l’Institut Marc-Perrot. Ce soir là, l’attention du public – plus de 400 étudiants et professeurs – était d’une rare intensité. Drôle, pétillante et grave à la fois, « Maggy » a profondément touché la salle qui a pu la questionner sur son parcours.

C’est à 16 ans que Maggy n’accepte plus de vivre dans un pays comme le sien et décide de faire face à l’armée et à la dictature. Elle constate que l’école du Burundi transmet uniquement le savoir des mathématiques, l’histoire, etc… mais ce qu’elle veut, c’est avant tout transmettre les valeurs de la vie. En 1993, elle décide de recueillir 7 enfants hutu et tutsis confondus, orphelins de guerre pour refuser la violence. En 1994, elle transforme une école en ruine pour en faire un refuge. Ce sera la Maison Shalom, baptisée ainsi à l’unanimité par Louisette, une écolière, et ses camarades. Aujourd’hui, grâce à son refuge, Maggy a accueilli plus de 20 000 enfants, élevés dans sa joie et son soutien.

Marguerite Barankitse nous envoie un message de tolérance, de patience et de respect. Elle s’insurge de la guerre politique de son pays mais reste positive en relayant le flambeau à une jeunesse qui se doit de distribuer le bonheur, et de communiquer positivement, malgré les aléas de la vie.
Elle a également sensibilisé l’auditoire sur la place des femmes dans le monde « ce sont elles qui donnent la vie, qui la portent, qui la soignent, et qui l’embellissent ! Quand la femme bouge, le monde bouge.”

Après l’avoir longuement applaudie, le public est parti avec ses mots “l’unique vocation est de distribuer le bonheur, “faites que le monde redevienne jeune”.

Maggy a transmis aux étudiants de Marc Perrot les valeurs qui lui sont propres, tout en nous donnant, forte de son expérience, des conseils pour vivre heureux et apprendre des autres. Un souffle de paix en réponse à la haine.

Article : Romane Tissot et Clara Passeron / Photos : Romance Ricaud

Publication: novembre 6, 2015

D'autres actualités